4 données pour évaluer votre santé financière

Pour évaluer si on est sur la bonne voie sur le plan financier, il existe des indicateurs, qui ne sont pas réservés qu’à la gestion des finances d’une entreprise, mais qu’on peut également utiliser en tant que particulier. Ces indicateurs vont vous permettre d’avoir une vision globale de votre santé financière ou de celui de votre business. Ils sont donc pertinents et utiles.

1 – Vos revenus

Vos revenus sont un excellent indicateur de l’évolution de vos ressources d’une année sur l’autre. Ils peuvent naturellement augmenter ou baisser, cela fait partie des aléas de la vie.

Ce que vous devez comprendre, c’est que vous devez bien entendu vous fixer des objectifs financiers pour avancer dans la vie et pour financer vos projets. Par exemple, vous pouvez vous dire: « J’ai besoin de gagner 1000 euros de plus/mois d’ici 12 mois pour financer ma création d’entreprise ».

En ce moment, vous gagnez combien? Comment est-ce que vous allez vous y prendre pour gagner ces 1000 euros en plus d’ici 12 mois? Vous devez avoir un plan d’action! Pour cela, il ne faut pas vous reposer sur votre seul revenu principal ( par exemple, votre salaire) qui a peu de chances de vous apporter cette augmentation conséquente dont vous avez besoin…

Vous devez au contraire, chercher à diversifier vos sources de revenus. C’est la meilleure façon de procéder. Vous devez semer les graines de vos futurs revenus pour pouvoir les récolter plus tard.

Exemple :

  • créer un cours sur Udemy
  • donner des cours de soutien scolaire
  • Faire du baby sitting
  • S’inscrire sur une plateforme de freelancing et proposer vos services etc.

2 – trouver votre valeur nette

Qu’est-ce que c’est que ce truc-là? La valeur nette, c’est la différence entre vos actifs et vos passifs. Si vous avez une valeur nette positive, cela signifie que la valeur de vos actifs et supérieur à celle de vos passifs. Si, au contraire, elle est négative, cela signifie que vos passifs sont supérieurs à vos actifs.

Toutefois, une valeur nette négative ne veut pas forcement dire que c’est une mauvaise chose. Par exemple, si vous avez contracté un prêt immobilier, vous remboursez chaque mois vos échéances, qui peuvent peser lourd dans votre budget au début et donc déséquilibrer la valeur nette.

Tant que le bien ne vous appartient pas, c’est un passif, puisque c’est de l’argent qui sort de votre compte sans vous en rapporter.

Mais le jour où vous avez terminé de le rembourser à la banque, il devient un actif. Et, plus les mois et les années passent, plus ce passif diminue en valeur, puisque vous remboursez de plus en plus le capital. Donc, le temps joue en votre faveur. Cherchez donc plutôt à acheter pour louer, comme ça, c’est le locataire qui vous paiera chaque mois les traites de votre crédit !

Par contre, si vos passifs sont constitués en majorité de dettes comme des amendes, un découvert, des crédits à la consommation, de dettes de jeu ou a des proches etc. ce sont effectivement de mauvaises dettes dont vous devez vous débarasser au plus vite!

Quand vous remboursez vos dettes, vous vous enrichissez et votre valeur nette se réequilibre pour repasser dans le vert au bout d’un moment.

3 – Le taux d’endettement

Le taux d’endettement, c’est la part de vos revenus qui est consacré au remboursement de vos charges financières ( prêt conso, prêt immo etc.) Par exemple, les banques vous prêteront si votre taux d’endettement ne dépasse pas 33% de vos revenus.

Calculer votre taux d’endettement sera donc utile si vous aller demander un crédit à votre banque. Si vous avez des revenus modestes, votre taux d’endettement atteindra plus facilement cette limite, et donc limitera votre capacité d’emprunt. Il faut savoir que les banques attribuent une note en fonction du profil de l’emprunteur.

Avoir des revenus modestes ET un taux d’endettement à presque 33% ne sera pas un bon point pour votre dossier. Et la banque risque de vous refuser le prêt, jugeant le risque de défaut de paiement trop élévé au regard de votre situation financière.

Au contraire, cela rassurera la banque si vos revenus sont plus élévés, même si ce n’est pas le seul critère à prendre en compte. Il y’a aussi votre épargne. Si vous n’épargnez quasiment rien chaque mois et que vous demandez un prêt de 300.000€, la banque se dira que vous n’avez pas préparé sérieusement votre projet et elle vous refusera là encore le crédit !

4 – Les pourcentages de répartition des revenus

Voici les grandes fourchettes qui vous donneront une idée de la façon dont il faut répartir ses revenus. Le but de cette méthode de gestion de budget est de pouvoir se dire: « Ok, on doit être à tant de pour cent pour tel poste, tant de pour cent pour tel autre poste » etc. Pour voir si vous vous rapprochez de la norme, si vous êtes au dessus ou en dessous…

Comme vous le savez, la totalité de vos revenus représentent 100%.

Les charges fixes + les charges courantes doivent être entre 60 et 70% de nos revenus.
Cela inclus le loyer, les remboursements de prêts, les factures, les courses…bref, presque tous les postes du budget.

Il faut dans la mesure du possible être en dessous de 70%, car cela nous accorde une marge de manoeuvre pour l’épargne et les loisirs. Si vous êtes au dessus de 70% de vos revenus consacrés aux dépenses essentielles, cherchez un moyen de les reduire pour vous redonner des marges de manoeuvre.

Concernant l’épargne, il est recommandé d’être entre 20 et 30% mensuellement. Si vous gagnez par exemple 1400€, consacrez 280€ minimum à l’épargne. Cette épargne peut ensuite être ventilée comme vous le souhaitez, par exemple, 200€ pour le fond d’urgence et 80€ pour l’épargne projet.

Pour le poste « loisirs », si vos dépenses essentielles restent contenues à 60% de vos revenus, cela vous laisse 10% pour vous faire plaisir. Si vous êtes au dessus, il faudra réduire l’épargne ou mettre moins de 10% pour les loisirs.

Si on résume, il faut consacrer :

  • 60 à 70% pour les dépenses essentielles ( loyer, factures, courses, essence de la voiture)
  • 20 à 30 % pour l’épargne
  • 10% pour les loisirs.

5 – Nos signaux personnels

Il est important d’avoir confiance dans sa manière de gérer l’argent et d’avoir une relation saine avec lui. Bannissez de votre esprit les pensées et croyances limitantes du style : « Moi, je suis une quiche pour gérer mon budget » « pour épargner, il faut avoir des revenus assez importants » etc. Non, c’est faux !

Parfois, il faut savoir écouter son intuition intérieure, apprendre a se faire confiance. Cela ne veut pas dire qu’il faut céder à ses caprices d’achats impulsifs. Souvent, vous remarquerez que nos achats impulsifs servent simplement à combler un vide ou compenser une frustration. Le cerveau cherche ainsi une « béquille » pour compenser qu’il trouve par la consommation.

Posez-vous la question : « Est-ce que j’ai vraiment besoin de faire cet achat que je m’apprête à faire? »

Etes-vous capable de reporter cet achat de 8 jours ou 15 jours, juste pour vérifier que cet achat n’est pas absolument indispensable?

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